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Oumar SIDIBE

Image by Levi Bare
FORSAT - DONSOS : DES SIGNES INQUIÉTANTS POUR LA TRANSITION

Hier, vendredi 03 septembre, à l’appel du mouvement Baguiné sô, le collectif des associations de jeunes du pays Dogon a marché de la bourse du travail au monument de l’indépendance pour demander fermement et exiger la libération effective et sans délai de tous les chasseurs arrêtés.

Au même moment hier, des éléments de la police se sont opposés, armes à la main, à une décision de justice mettant en cause le patron de la force antiterroriste FORSAT M. Oumar Samaké. Arrêté dans le cadre de l’affaire des tueries de manifestants du 10, 11 et 12 juillet 2020, par le juge Dembo Macina du cabinet d’instruction du tribunal de Grande Instance de la commune III de Bamako, il avait été déféré à la Maison centrale d’arrêt de Bamako avant d’être libéré plus tard sous la pression d’une foule de policiers armés. L’adjudant de police Aboubacar Keita expliquait cette mobilisation policière de la manière suivante : « Dans cette affaire, la police n’est qu’un maillon faible, il y a beaucoup Lire la suite.....

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Desert Trees
2 blocages majeurs à l'application effective de L'accord issu du processus d'Alger

Extrait: 6 ans après la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, la communauté internationale s’impatiente, la CMA, Koulouba et désormais le CNT, s’accusent mutuellement, mais restent sourds à l’opinion du Peuple. L’accord d’Alger n’a pas un problème d’application, il s’applique d’ailleurs. Il a cependant, un problème de légitimité et de pertinence de certaines de ses dispositions.

Selon un sondage de la Fondation Friedrich Ebert stiftung : 57,2 % des Maliens sont favorables à la relecture de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger.

On peut aisément constater que malgré les multiples campagnes d’information et de sensibilisation, cet accord reste désavoué par une majorité de Maliens.

Cette opposition est pourtant l’opportunité d’apporter une correction majeure à ce processus.

En effet, le processus d’Alger a eu dès le départ, un défaut « d’inclusivité ». Non pas seulement des personnes, mais aussi des opinions.

On voulait préparer la paix, mais par précipitation on est aujourd’hui à un doigt de la manquer. 

« L’inclusivité » auquel on fait souvent référence pour parler de cet accord ne peut factuellement lui être imputé. Une composante essentielle a toujours manqué à ce processus. C’est le peuple, le Malien lambda.

La rébellion s’est faite ; émissaire des populations du Nord et l’État central qui sera plus tard renversé, par un coup d’État n’a jamais su gagner la confiance de ceux au nom desquels il s’exprimait. Lire la suite

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